Les sites web sont une espèce en voie de disparition

Tant dis que la fibre démultiplie les vitesses d’accès aux richesses du web et que la 4G et bientôt la 5G les rendent disponibles partout, la survie des quelques 1,7 milliards de sites web qui partagent leurs savoirs dans des domaines aussi diverses que passionnants, est menacée. Telle une épidémie incontrôlable, les AdBlockers viennent peu à peu dévorer la seule source de revenu qui leur permettait de subvenir à leurs besoins : la publicité. Alors oui, les sites de contenus et de services sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.

 

 

Depuis la première bannière publicitaire diffusée en 1994, la publicité digitale a beaucoup évoluée, et est devenue une cible à abattre. Alors que les solutions publicitaires se multipliaient, aveuglés par cette manne financière de plus en plus attractive, les éditeurs de médias les ont additionnés sur leurs pages, creusant, sans le savoir, leur tombe. Bientôt, les sites devenaient des sapins de Noël, où les pop up et autres bannières clignotantes et affriolantes scintillaient telles une guirlande électrique, et créaient, dans le même temps, un fossé de plus en plus grand avec leurs principaux clients : les lecteurs !

Soucieux de préserver leur expérience utilisateur et de protéger leurs données, les lecteurs ont participé à métamorphoser l’écosystème, multipliant l’installation d’adblockers, et permettant l’instauration du RGPD. Sans comprendre ce qui leur arrivait, les médias ont peu à peu vu leurs sources de revenu se déliter, et avec elles, les journalistes, les serveurs, les développeurs, les graphistes qui animaient leurs pages.

Sans aucun doute, les lecteurs gagneront la guerre. Mais qui en seront les principales victimes ? Eux-même. Car sans publicité, les sites n’auront que deux alternatives : mourrir, en emportant avec eux cette mine d’or qui fait la richesse du web ; ou devenir payant, ce qui touche au fondement même d’internet : l’accessibilité, la profusion, la diversité. D’une constellation infinie d’informations, on passerait alors à un faible faisceau niché, correspondant aux quelques contenus pour lesquels l’on aura accepté de payé. À quoi bon être fibré ou avoir de la 5G pour ça ?

 

 

Si gagner la guerre est la meilleure façon de la perdre, elle pourrait avoir un effet bénéfique. En créant un électrochoc, les nouveaux comportements des utilisateurs ont permis d’assainir l’industrie publicitaire. C’est ainsi qu’on vu naître des notions telles que l’AdPressure, ou encore la Coalition for Better Ads. Dans ce contexte, PEPSIA s’est donné pour mission de créer un format publicitaire qui n’en soit pas un et qui satisfasse à la fois le lecteur (avec des vidéos passionnantes), l’éditeur (avec des revenus publicitaires corrects), et l’annonceur (avec une attention positive élevée).

Notre ambition est de rendre la publicité désirable. Qu’au lieu de vouloir installer un AdBlocker, le lecteur se dise « chouette, une vidéo PEPSIA ! ». Je ne sais pas si nous gagnerons ce pari, mais il nous anime chaque jour, et marque la genèse de notre marque.

David NICOLAS – Co-fondateur

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